Se remettre d’une rupture avec un pervers narcissique

Survivre à la rupture avec un pervers narcissique
Rupture avec un PN: la vie reprend le dessus

Après la rupture avec le pervers narcissique, le cauchemar n’est pas terminé. Je ne parlerai pas dans cet article du harcèlement ou de la vengeance que pourrait vous faire subir le PN. Au contraire, ici il est question de vous, de la façon dont vous allez gérer vos angoisses, de ce que vous pourriez éprouver après avoir rompu avec le manipulateur. Que ce soit lui qui soit parti ou vous qui ayez rompu.

La relation avec le MPN aura forcément laissé des traces, des blessures qu’il va falloir panser. Que vous le vouliez ou non, vous avez été affaibli, vidé de votre substance, par le pervers. Alors vous allez devoir réapprendre à vivre, et même si votre bourreau n’est plus à vos côtés, il vous a malheureusement suffisamment abimé pour que son entreprise de destruction continue en partie, en dehors de sa présence.

Vous trouverez ici un lien vers mon guide en 16 étapes clés pour en finir définitivement avec le pervers narcissique.

La peur après une rupture avec un MPN

Quoi de plus normal que d’être terrorisé à l’idée d’affronter une nouvelle vie, seul(e), sans la présence de votre compagnon, aussi toxique a-t-il pu etre avec vous ?

Le manipulateur contrôlait tout. Sans lui, vous allez devoir prendre seul vos décisions. Mais vous êtes comme un enfant sans parent pour le guider ou, (permettez-moi la comparaison) comme un chien sans son maître ! Peut-être que vous ne savez plus ce qui est bon pour vous, vous ne savez peut-être plus gérer votre budget, vous déplacer seul, choisir vos activités… Vous avez perdu tout sens d’initiative. Vous ne savez plus qui vous êtes !

Tout vous parait insurmontable. Ce sentiment, qui peut être présent lors d’une rupture après une relation normale, est décuplé dans la rupture avec le pervers narcissique, puisqu’il contrôlait votre vie.

Et là est le danger de vouloir retourner avec lui (elle), le récupérer. L’emprise est encore là, tenace. Retournez vers ce qui vous est familier, quitte à ce que cela vous détruise. Retrouver cette « dangereuse sécurité« , parce que cheminer vers l’inconnu vous semble encore pire. Mais avancer vers l’inconnu, même si c’est difficile et que cela vous demande une énergie folle, c’est au moins cheminer vers l’espoir d’une nouvelle vie.

Ce qu’il vous manque à cette étape, c’est uniquement de la confiance en vous. De vous aimer et de croire en vous. Vous êtes détruit(e) parce que quelqu’un de toxique et dangereux a joué avec vous. Mais cette personne détruite n’est pas ce que vous êtes au fond de vous. Vous êtes une personne forte parce que vous avez survécu au pervers narcissique. Et vous êtes encore debout, vous êtes en vie, alors oui, vous êtes fort(e) !

Alors, vous allez avancer, pas après pas, jour après jour. La guérison prend du temps et vous allez passer par plusieurs étapes. Mais vous y arriverez. Si je l’ai fait, vous allez le faire aussi.

Après la rupture, puisez la force dans votre colère.

Ressassez votre vie au côté du pervers narcissique. Souvenez-vous de tout ce qu’il vous a fait vivre, de tout ce que vous avez perdu à cause de lui (elle) et de tout ce que vous allez gagner dans cette rupture. Soyez enragé, empli de haine à son encontre ! Dites-vous:

« Comment a-t-il pu me faire cela ? A moi ? Il est qui pour m’avoir fait subir cela ? Je suis quelqu’un de bien, je ne méritais pas cela ! »

Dites-le vous, même si au départ cela vous parait étrange.

Rappelez-vous de la personne que vous étiez avant la rencontre avec le PN

Peut-être ne vous aimiez-vous déjà pas beaucoup. Peu importe, je suis sûre que vous avez accompli des choses, même simples, seul, avant lui (elle). Rappelez-vous de vos victoires passées, de vos réussites. Retrouvez votre estime de vous. Ne croyez surtout pas que les ravages qu’il a causés sont irréversibles. Ne prolongez pas vous même son petit jeu et surtout, même si vous avez été victime le temps de la relation, personne ne peut le nier (sinon ne les écoutez pas),sortez par vous même de cette position. Passez de victime à survivor.

Le sentiment de solitude après la rupture avec le PN

Vous êtes seul et vous ne savez plus qui vous êtes car votre personnalité a été déconstruite par le PN. En fait, vous êtes sur une falaise face au précipice. Vous vous retrouvez face à vous, et vous vous sentez peut-être aussi vide que le néant. Ce sentiment est terrifiant.

Enfin, pour moi il l’a été. C’est ce sentiment qui a fait que j’ai mis autant de temps à partir. J’avais la chance d’avoir encore un groupe d’amis auprès de moi, mais l’idée de me retrouver seule chez moi m’était insupportable. J’ai d’abord appris à combler cette solitude pour ne pas avoir à l’affronter. Mais ça a été très difficile car elle me plongeait dans des crises d’angoisse terribles qui m’empêchaient de me concentrer sur quoi que ce soit et de m’occuper l’esprit.

Vous avez un sentiment de soliture aggravé par le fait que le PN vous a isolé. Peut-être même que certaines personnes vous ont tourné le dos après la rupture, parce que le manipulateur vous a fait endossé le mauvais rôle. Peut-être aussi que vous vous êtes vous-même coupé de vos connaissances parce que vous étiez trop mal pour entretenir des relations. Aujourd’hui vous devez faire l’effort de renouer tous ces contacts perdus. Certains comprendront, d’autres non. Tant pis. Ne vous évertuez pas à convaincre les personnes qui ne vous croient pas. Vous n’avez pas besoin d’avoir des dizaines d’amis. Entourez vous de personnes sincères, compatissantes et surtout positives ! Parfois une seule main tendue suffit à sortir la tête de l’eau.

Evacuez également la rancœur envers ceux qui n’ont pas semblé vous soutenir pendant votre relation avec votre pervers narcissique. Ils ne savaient pas ce que vous traversiez. Ceux qui n’ont pas connu de pervers narcissiques ont beaucoup de mal à comprendre et jugent facilement. C’est humain. Ne laissez pas des sentiments négatifs avoir raison d’une amitié. Expliquez ce que vous ressentez, voyez comment la situation évolue. En un mot, laissez une chance à ceux qui se rapprochent de vous, pardonnez, tournez la page et pensez à l’avenir (ou au présent !)

Prenez soin de vous !

5 réflexions au sujet de « Se remettre d’une rupture avec un pervers narcissique »

  1. Bonjour,
    Ce que j’ai lu m’a fait comprendre que je ne suis pas la seule à avoir des difficultés à me remettre d’une relation avec un PN.

    C’est terminé avec lui depuis le 11 décembre 2020, nous étions resté ensemble un an, avec de nombreuses ruptures.

    J’avais réussi à quitter le papa de mon petit garçon à l’amiable, nous étions en bons termes, après 10 ans de relation et des tromperies. J’étais désormais libre, libre d’être moi-même, de refaire ma vie. Je souhaitais retrouver l’amour, un amour avec quelqu’un qui me correspondrait davantage.
    Au bout de trois mois de célibat, j’ai rencontré le PN (qui au début n’en était pas un visible) qui s’est avéré être au départ d’une gentillesse inouïe, et sa beauté était remarquable. Grand, brun, les yeux clairs, gentleman.
    Une intimité au top, comme je n’en avais jamais connu, une envie de plaire à mes proches. Il m’a demandé en mariage au bout d’un mois et demi de relation. C’était un peu tôt, mais moi qui avait toujours rêvé d’épouser l’homme que j’aime, j’étais ravie, même si mes proches se méfiaient et me conseillait la prudence.

    Puis, petit à petit, il a commencé à surveiller tous mes faits et gestes, fouiller dans mes téléphones pro et perso, à calculer le temps ou je n’étais pas avec lui. J’avais 5 min pour aller aux wc (et sans téléphone qui aurait pu incinuer que je cachais qqchose), 10 min pour me laver, 15min pour déposer mon fils chez son papa et interdiction de parler d’autre chose que du petit. Je n’avais pas le droit de voir mes amies qu’il n’aimait pas.

    Il checkait tous les matins mes tenues pour aller au travail, mon maquillage, ma coiffure. Si c’était trop sophistiqué à son goût, il disait que j’allais me faire b***** par mes collègues, et me traitait de sa****.
    Je n’avais pas le droit de jouer avec mon fils devant lui, ni de lui faire des calins, car lui n’avait pas d’enfants et voulait m’obliger à lui en faire un rapidement (mais je n’étais pas prête).

    Il avait un souci avec l’alcool et était odieux après avoir bu. Il cherchait toujours la petite bête.
    Le PN me traitait d’idiote, de blonde qui comprend rien, que mon bac+5 ne me servait à rien, contrairement à lui, déménageur qui avait rencontré un homme riche qui l’avait aidé à monter dans la hiérarchie sociale.

    De gars simple, il s’est transformé en mec intéressé par la classe haute, la richesse, le luxe.
    Les ruptures étaient nombreuses, mais chaque fois l’un de nous revenait.
    Lorsque mon fils partait en vacances avec son père, je n’avais pas le droit de demander des nouvelles ni d’être triste.

    Il devait être le centre de mon monde, de celui de mon fils. Il ne voulait jamais écouté ce que j’avais à dire, car selon lui, je n’avais rien d’intéressant à raconter.

    J’étais tellement malheureuse, amoureuse au bord du gouffre, que j’ai demandé à ma famille de nous faire rompre, de lui dire de me laisser, que j’étais trop fragile.
    Cette démarche l’a éloigné définitivement, car impensable pour lui d’être confronté à sa vraie nature, et il était plus aisée de croire que j’étais folle et qu’il valait mieux me laisser, pour ne plus ternir sa propre image.

    Je croyais être soulagée, et pourtant….
    Je lui ai couru après, pour qu’il me reprenne, j’ai rampé.
    Je lui ai ramené des cadeaux.
    Il m’a pris pour un plan cul à 3 ou 4 reprises. Il me faisait signe de temps en temps quand il s’ennuyait. Je n’ai plus de nouvelles depuis un moment.

    Mais depuis cette rupture, je ne suis que l’ombre de moi-même. Même si j’ai retrouvé quelqu’un, il me manque toujours, pourtant je le hais. Je n’arrive pas à me reconstruire.
    Des fois, je rêve qu’il m’appelle, et pourtant en même temps, je suis angoissée car nous avions si peu en commun. Je suis de nature empathique et hypersensible.
    Lui a vécu avec 4 frères, sa mère battue par son père, un divorce, et une adolescence livré à lui-même, dans une cité. Est-ce la difficulté de sa vie qui l’a rendu comme ça ?

    Aujourd’hui, je suis détruite, et je suis en mode survie, même si j’ai des proches qui m’aiment.

  2. Bonjour,
    Je m’appelle Patrick et je viens de découvrir au bout d’un an que la femme avec laquelle je vis remplit toutes les caractéristiques de tous les articles que je viens de lire.
    Cela me fait de plus en plus peur.
    Cependant, je remarque que malgré tout, son comportement et complètement différent quand elle se sent démasqué.
    J’ai a faire à une personne différente qui redevienne celle que je connaissais tout au début.
    C’est très déstabilisant.
    C’est vraiment, je le confirme, une machine de guerre et maintenant, je l’observe agir.
    Le mensonge, la stratégie, etc……
    je reste sans voix.
    Mais je l’aime,
    De plus elle est du signe du scorpion et moi verseau : alors c’est dur !!!!
    je suis plus âgé de 10 ans et j’arrive à relativiser. Je remarque que mon calme et mon analyse, la mette dans une rage folle.
    C’est en effet une bête furieuse quand je réveille son côté sombre.
    J’ai aussi fait l’erreur sans le savoir de dévoiler sa vrai personnalité à ses amis.
    C’est un tsunami qui est arrivé sur moi !!
    Jamais je n’ai vu pareil maestria pour démonter mes arguments et ma bonne foi.
    je n’en reviens pas et pourtant elle me fascine. C’est à ni rien comprendre.
    Enfin voilà, j’espère m’en sortir

  3. Je crois que je suis enfin prête à laisser le pn. Je prépare ma sortie pour mai 2021, à mon anniversaire. J’ai fait une très grande colère le 16 septembre. Il en a été déstabilisé. Moi j’ai Sortie tout le mal qui avait dans mes tripes. Maintenant, Chaque jour je prépare ma sortie. Je ne dépense plus mon argent, je met de l’ordre dans les papiers. Je consolide certaines amitiés. J’acquière petit à petit mon autonomie. Je lui en dis le moins possibles. Il sent que je lui échappe un tout petit peu. Il me laisse du laisse du leste croyant pouvoir me ramener. J’ai confiance d’y arriver. Je lis tout les soirs pour comprendre, apprendre et essayer d’agi. Merci pour vos témoignages.

    1. Bonjour Eliane
      Je vous envoie ce mail pour vous donner un peu de courage et d’espoir.
      J’étais pacsé avec un pervers pendant 10 ans et nous avons eu trois enfants. La manipulation était telle qu’il gérait tout les comptes, ma persuadé de ne plus travailler mais de travailler pour nous mais donc plutôt pour lui, gérait notre alimentation tout en nous humiliant moi et les enfants. Cette été ,comme vous je me suis révolté et est repris un travail et à cet instant là mon enfer c’est accentué de plus en plus.il en été à terrorisés mes filles . J’ai eu un jour de désespoir contacter une association de femmes battues pour mettre un nom sue ce que je vivais et là le verdict est tombé :j’étais victime de violence conjugale. C’étais difficile à accepter, car je n’est pas eu des coup .Dans mon cas il me vouait une haine terrible, à un tel point qu’il disait à des proches que je le dégoutais. Les femmes de cette association m’ont beaucoup aider mais j’ai quand même repoussé la date du départ à trois reprises. Nous sommes partie depuis fin août et j’ai laisser 15 ans de vie et du confort financier. Je ne vous cache pas que le premier mois est très difficile. J’ai pleuré tout les jours du matin au soir. Il me contactais plusieurs fois par jours, pleurait me suppliait de renter …. mais je n’ai jamais regretter d ‘être partie. Nous ne vivons plus dans la peur des cries et du reste qui serait arrivée.
      Je ne vous cache pas que ce coté gentil me manque mais à ce moment là je pense au mauvais moment. Si vous pouvez attendre pourquoi pas mais n’hésitez pas à demander de l’aide au médecin traitant, à des associations qui peuvent vous aider à comprendre son fonctionnement. Moi j’en ai parler et j’ai fait la connaissance d’une femme qui à vécu la même chose et que je contact encore maintenant quand j’ai des moments de faiblesses. Si je peux vous aider n’hésiter pas. Bon courage à vous et ne vous laisser pas détruire et vous dire que vous n’êtes pas quelque de bien.

  4. Bonjour,
    Je ne l’ai pas quitté même si j’y avais pensé… il m’a quitté il y a 2 ans, j’ai tout fait pour le récupérer et après 3 mois de séparation, il est revenu. Cette année, il m’a quitté juste fin février pour revenir vers moi en mei, et partir de nouveau en juillet…. je souffre terriblement de son absence alors que je sais qu’il est toxique… même en étant absent, il y a toujours cette absence omniprésente qui me dévore et qui m’empêche d’avancer… je l’ai bloqué sur mon tel et les réseaux… il m’a appelé sur mon lieu de travail fin juillet, je lui ai signifié que je ne voulais pas lui parlé et que j’allais raccrocher, il a fini par être très vulgaire envers moi. Les vacances ont passées, je me sentais mieux, j’essaie d’être positive et d’avancer…mais il m’a contrarié cette semaine en envoyant un message de joyeux anniversaire à ma fille de 17 ans en lui adressant tous ses bons souhaits. J’ai trouvé ça très pervers, je me trompe? Et ça m’a fait replonger ds une certaine noirceur. J’ai failli décrocher mon tel pour lui dire tout le mal que je pensais… ma fille n’a pas osé m’en parler de suite, elle n’a rien répondu. Elle savait que ça l’atteindrait. Finalement, je n’ai rien fait. Au j et birr et n fait??

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